A quand la CSG pour les nains de jardin? Aujourd'hui les abris de jardin, et demain ? La niche de Médor, la cabane de Jeannot, l'abri de la tortue ?

 

Elle (la CSG, ndlr) a été créée en 2012, elle a depuis donné lieu à des situations complètement loufoques, mais Bercy n’en a cure puisqu’il aurait l’intention de maintenir cette imposition dans la prochaine loi des Finances. Il s’agit de la taxation des abris de jardin.

Il habite l’Isle-Jourdain, dans le Gers, et, pour ranger convenablement tondeuse, débroussailleuse, bêches et râteaux, il achète 1.690 euros un abri de 19 m2. Apprenant l’obligation de déclaration son cabanon, le brave homme s’en va donc déclarer ses quatre planches à monsieur le maire de son village. Sacrément utile, la cabane dressée à côté de son carré de laitues ! Un an passe quand il reçoit une lettre du fisc qui le somme de régler 894 euros, tarif de la « taxe d ‘aménagement » de son abri de jardin. Assommé, l’honnête homme se tourne alors vers l’Association des contribuables lislois.

Et, à y regarder de près, selon les calculs de son président, Jean-Pierre Demoures, en tenant compte des 288, 87 euros de TVA correspondant à son prix d’achat, auxquels il faut maintenant ajouter les 894 euros réclamés, la cabane de jardin s’avère un produit taxé à… 84,40 %. Depuis, le cas de ce Gersois passe des mains du secrétaire d’Etat au budget, Christian Eckert, à celles de Michèle André, la présidente de la Commission des Finances puis revient dans les mains du maire d’Isle-Jourdain, bref, chacun se refile l’embarrassant bébé…

Il faut dire que dès le départ, le calcul de la taxe de l’abri de jardin s’avère tordu. D’une base forfaitaire de 724 euros, l’administration fiscale la multiplie d’abord par le nombre de mètres carrés pour ensuite appliquer deux taux à son résultat : 1,5 % destiné aux caisses du département, et jusqu’à 5 % qui vont dans celles de la commune.