Cathédrale de Poitiers: un trésor gothique émerge des enduits du 18e siècle

Source: La République des Pyrénées - Publié le 17/12/2015 à 13h35
Mise à jour : 17/12/2015 à 14h44

  • Des fresques gothiques du XIIIe siècle révélées dans la cathédrale Saint-Pierre de Poitiers, ici le 23 novembre 2015

    1 / 4Des fresques gothiques du XIIIe siècle révélées dans la cathédrale Saint-Pierre de Poitiers, ici le 23 novembre 2015 (AFP - GUILLAUME SOUVANT)
  • Des fresques gothiques du XIIIe siècle révélées dans la cathédrale Saint-Pierre de Poitiers, ici le 23 novembre 2015

    2 / 4Des fresques gothiques du XIIIe siècle révélées dans la cathédrale Saint-Pierre de Poitiers, ici le 23 novembre 2015 (AFP - GUILLAUME SOUVANT)
  • Des fresques gothiques du XIIIe siècle révélées dans la cathédrale Saint-Pierre de Poitiers, ici le 23 novembre 2015

    3 / 4Des fresques gothiques du XIIIe siècle révélées dans la cathédrale Saint-Pierre de Poitiers, ici le 23 novembre 2015 (AFP - GUILLAUME SOUVANT)
  • La façade ouest de la cathédrale Saint-Pierre de Poitiers, le 23 novembre 2015

    4 / 4La façade ouest de la cathédrale Saint-Pierre de Poitiers, le 23 novembre 2015 (AFP - GUILLAUME SOUVANT)

C'est un trésor gothique unique en France, encore caché au public pour l'instant et qui ne se dévoile qu'au sommet d'un échafaudage vertigineux dressé dans la cathédrale Saint-Pierre de Poitiers: des peintures datant du XIII siècle, en cours de dégagement et de restauration.

L'histoire de cette découverte exceptionnelle commence en 2012 lorsque des infiltrations d'eau sur une voûte de l'édifice, construit à partir de 1160, nécessitent des travaux de maçonnerie. Des sondages sous l'enduit, apposé au XVIIIe siècle, sont réalisés et font entrevoir l'existence de magnifiques décors anciens.

"On savait par un certain nombre de sources écrites qu'il y avait des décors peints sur cette partie de la cathédrale. On avait la prémonition qu'il se passait quelque chose sous les enduits", explique Anne Embs, conservatrice des monuments historiques aux affaires culturelles de la région Poitou-Charentes. "Mais ce fut une belle surprise", reconnaît-elle.

"Ces sondages ont révélé que les décors recouvraient les voûtes, les nervures, les élévations et qu'ils étaient dans un état suffisamment satisfaisant pour qu'on puisse entreprendre un dégagement", précise-t-elle.

Sur les 900 m2 de murs du transept sud, où ont été localisées les peintures, au moins 750 m2 peuvent espérer retrouver leur éclat d'antan, selon les équipes de restauration, les ateliers de Brice Moulinier et l'Arcoa, coordonnées par l'architecte en chef des monuments historiques.

Un travail de titan mais aussi d'une délicatesse extrême, car les peintres du XVIIIe siècle avaient "brossé" les peintures originelles afin que leur enduit adhère mieux au support.

"On avait tablé au départ, pour le dégagement entier, sur un jour par mètre carré et par personne" explique Brice Moulinier. Finalement, ce sera "un mètre carré par semaine et par personne (...) tout ça avec des petits scalpels" et avec le souci de "consolider" les peintures.

"On a été obligé de recoller la peinture au mur au fur et à mesure de l'avancement, on avait une seringue dans une main, un scalpel dans l'autre", détaille-t-il.

- Pluie d'étoiles et feuille d'argent -

Joyau de cette découverte: les quatre voûtes où apparaissent

Lire la suite sur la République de Pyrénées.fr