de l'Abbaye et du Logis.

Ce vendredi 18 Novembre 2016, dans le réfectoire de l’Abbaye Monsieur le maire avait réuni autour de lui pour parler des projets de l’Abbaye et du Logis,  monsieur Gourio directeur général du groupe Hôtels et Patrimoine , monsieur le député de la Nation Clément et monsieur Bouyer directeur de l’EPCC face à un auditoire de quelque octante fidèles et autres personnes avides de tout savoir sur le projet majeur de notre édile.

Celui-ci prit donc la parole le premier pour nous exposer le financement des travaux grace aux 226.000 € de l’Etat complétés par les 226.000 € de la Région auxquels s’ajouterait ou se retrancherait la TVA. Le département pour une raison inconnue n’avait toujours pas apporté sa participation de 400.000 € (avec ou sans tva) mais remercions Monsieur le Député qui fait l’obole de 10.000€ (vraisemblablement sans TVA) tirés sur sa cassette de réserve parlementaire. Sachant que le projet était estimé en 2014/2015 à près de 2.3 millions d’euros on peut en déduire aisément  qu’ il manquerait encore quelques sous, mais Monsieur le Maire  proposa alors de faire un emprunt sans doute d’un million d’euros qui, grâce au ciel devrait etre prêté avec 0% d’intérêt (ce que l’on appelle un PTZ). Aucune remarque ne fut faite sur l’ancienneté des devis ni de possibles dépassements budgétaires comme cela est habituel ; de très mauvaises langues parlent d’un budget réaliste de 3 millions d’euros mais rappelons le, ce sont de très mauvaises langues. Si le montant de ces travaux  devait dépasser les prévisions de quelques centaines d’euros, il ne nous a pas été dit qui les paierait.
Enfin nous apprîmes la formidable nouvelle : l’hôtel ouvrira en Juillet 2017 !

Ce fut alors le tour de Monsieur Gourio qui préside aux destinées du futur hôtel  de prendre la parole et de nous faire rever sur le décors de la salle à manger avec sa cheminée monumentale dans laquelle bruleront de veritables troncs d'arbre, puis de nous faire saliver avec une cuisine faite de produits locaux: petits producteurs, venez vite vous faire connaitre du Chef! Enfin il termina avec cette annonce réchauffant les coeurs des saintsavinois: le bureau d’embauche est désormais ouvert pour quelques 13 ou 14 futurs employés afin que ceux-ci soient à pied d’œuvre dès le mois de Juillet prochain : voilà qui est dit ! En quète d'un emploi? il ne vous reste qu'à postuler.
Certes quelques citoyens éveillés (heureusement, Monsieur le Maire les préfère aux endormis) auraient aimer entendre quelques chiffres rassurants sur la santé financière des autres hôtels du groupe (le Couvent Royal de Saint Maximin, l’Abbaye Ecole de Soreze et le Fort de Sedan) mais il ne fut question que de la bonne fréquentation de ce dernier, les deux premiers établissements n’étant pas même évoqués (?).

Enfin la parole fut donnée à Monsieur Bouyer directeur de l’EPCC : Il semble que les 23.000 visiteurs payants sur les 45.000 enregistrés ne soient suffisants ni à l’Unesco ni aux besoins financiers de l’abbaye. Il apparait que les visiteurs attirés par les fresques ne soient sans doute pas ceux du parc Astérix, il faut donc  ouvrir l’Abbaye à un autre public dans la tendance du 21ème siecle. Les mots de Chrétienté et Patrimoine n’ayant plus assez d'appas en ce début de siècle, l’abbaye va désormais s’orienter vers le réchauffement climatique, la disparition des espèces et autres inquiétudes tres contemporaines pour justifier et déchiffrer les fresques de l’église par une « double lecture des fresques. Par exemple, la représentation de la Tour de Babel illustre toutes les sciences et techniques des bâtisseurs de l'époque et celle de l'Arche de Noë, les préoccupations très contemporaines de la montée des eaux, de la disparition des espèces et du réchauffement climatique. »
Des accords avec Universcience semblent se dessiner avec en ligne de mire quelques centaines de milliers d’euros pour l’Abbaye.

 Si l’ouverture de cet hôtel doit apporter un nouvel essor à notre bourg, alors une fois de plus, réjouissons nous mais remarquons cependant que le village d’Angles sur l’Anglin ne brillerait pas tant  s’il n’avait que son excellent hôtel et restaurant gastronomique du Lyon d’Or et qu’une politique de mise en valeur de chaque maison, de chaque ruelle, de chaque détail  a été nécessaire pour faire d’Angles l’un des plus beau village de France.