le portrait de monsieur Macron nous coute cher

Comme l'ont relevé plusieurs maires, le portrait officiel d'Emmanuel Macron dépasse de cinq centimètres en hauteur celui de ses prédécesseurs.... nécessitant l'achat par chaque mairie d'un nouveau cadre adapté, et facturé 77 euros. Cout pour le contribuable >2,7 millions d'euros.

La photo officielle d’Emmanuel Macron, qui avait beaucoup fait réagir les internautes, vient de révéler l'une de ses particularités: ses dimensions sont sensiblement plus larges que celles des portraits de ses prédécesseurs, à grand président, grand portrait, n'est ce pas. Les 36.000 mairies, qui ont obligation de l'afficher, devront donc se procurer un nouveau cadre — une formalité pas si anodine si l'on prend en compte l'aspect financier.

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Habituellement, les portraits officiels des présidents respectent une dimension standard de 50 centimètres de largeur sur 65 centimètres de hauteur. Celui d'Emmanuel Macron, en revanche, est plus haut de 5 petits centimètres... qui font néanmoins toute la différence, puisqu'elle ne rentre plus dans le cadre utilisé jusque là dans les mairies.

Affiché à 77 euros au catalogue de l’entreprise qui équipe les collectivités en mobilier, l'achat de meubles et de fournitures étant un marché public strictement encadré), les mairies devront donc dépenser pas moins de 2,7 millions d'euros au total, si l'on prend en compte l'ensemble des villes du territoire.

Cette information n’a pas manqué de susciter l'indignation de plusieurs édiles, comme James Chéron, maire de Montereau-Fault-Yonne (Seine-et-Marne), qui s'est exprimé sur Twitter.

😡 Le changement de format de la photo officielle du Président va coûter 2,7M€ aux collectivités. Ce Président qui demande des économies... pic.twitter.com/oLsj2hkY2A

— James Chéron (@jamescheron) 18 juillet 2017

Comme le note l'élu, ce couac survient alors que le président de la République a annoncé une série de coupes budgétaires pour «assainir» les finances publiques. Cet incident ne manquera pas d'attiser encore un peu davantage la grogne des élus locaux contre Emmanuel Macron. Celui-ci avait en effet annoncé le 17 juillet devant la Conférence nationale des territoires, au Sénat, qu'il fallait engager une «réduction du nombre des élus locaux», comme il avait précédemment décidé d'«engager une réduction du nombre de parlementaires».

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